Sous l’ardent été, Bucarest étincelle,
Le Palais du Parlement dresse son ombre solennelle,
Depuis la chute de Ceausescu, l’air est plus léger,
L’architecture du Cercle militaire arbore son style néoclassique français.
Sous les sapins profonds, l’air vibrait d’un mystère,
Dix ours magnifiques des Carpates dans la lumière,
Nos regards se sont échangés,
Impossible un tel spectacle d’oublier.
A Targoviste, jadis fière en Valachie,
Vlad Tepes et Petru Cercel laissèrent leur magie,
Sous les fresques royales, l’histoire se dessine;
Entre ombre et Lumière, la gloire s’illumine.
En Transylvanie se dresse avec fierté,
Le plus grand château de Roumanie enchantée,
Renaissance, gothique et baroque en miroir
Remparts et tours gardent le rêve de Hunedoara.
Sous terre à Turda la magie se révèle,
Une mine de sel aux profondeurs irréelles,
Galeries sculptées, lumière en symphonie,
Un monde souterrain aux reflets d’harmonie.
Cluj Napoca, perle en Transylvanie,
Sous les collines, son âme ancienne brille,
Ville d’art, de savoir et d’harmonie,
Et surtout chantre d’orthodoxie.
Sur les traces du Roi d’Angleterre,
Nous nous sommes transportés à Viscri,
Où chaque pierre chante la lumière,
Et les murs bleus rêvent sous ciel gris.
Brasov s’éveille aux pieds des monts altiers,
Ses rues pavées murmurent l’histoire ancienne,
La noir église veille en silence fier,
Tandis que le vent caresse la citadelle roumaine.
Dans le château de Bran, dressé sur le roc calcaire,
Plane l’ombre de Vlad, l’empaleur légendaire,
Entre ses murs ,Dracula rôde encore,
Mêlant l’histoire au souffle de la mort.
Le château de Peles, joyau dans la forêt,
déploie ses tours comme un conte enchanté,
Marbres et bois chantent l’élégance royale,
Sous les Carpates, il garde une âme idéale.
Au Grand Hôtel, le jour touche à sa fin,
Vue splendide au vingt-deuxième, Bucarest s’éteint,
Délices en bouche, doux accords en partage,
Piano et violon berçant la fin de notre voyage.
